.....iNTERviEW suiTe 1.....

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Vos textes traduisent essentiellement une réappropriation urbaine : compte tenu de votre démarche libertaire n'est-ce pas aller à son encontre que d'avoir signé un contrat avec Yelen Musiques chez Sony ?

Olivier : Pas du tout, on est en liberté avec Yelen Musiques : on est en liberté artistique.

Florent : On avait la possibilité de continuer les bars et la rue, mais, dans les bars où on jouait beaucoup, par exemple à Paris, à la fin il y avait trop de monde qui venait nous voir... Un bar c'est vite rempli. On a eu envie de proposer autre chose, de pouvoir jouer devant plus de gens. Et notamment à Paris, que la salle puisse être plus grande, et que l'on puisse utiliser des micros pour avoir plus de liberté, comme celle de faire des chansons où l'on puisse, par exemple, écouter les solos de Mourad, ce qu'on n'a jamais pu tellement entendre dans les bars, parce que c'était en acoustique. Et là sur une scène, d'un seul coup tu as une liberté qui est offerte par le son. Et pour avoir tout ça, il faut commencer à employer des gens, comme un sonorisateur. Or avec ce qu'on gagne dans les bars, franchement, à part un sonorisateur bénévole, on trouvait personne...

Olivier : Pour combattre un système qui est installé, à mon avis, faut être à l'intérieur pour pouvoir le changer. Si tu es à l'extérieur, lui, il te jette. Tu pourras faire du bruit où tu veux, tu changeras pas ce système là. Et en étant à l'intérieur de ce système, comme ils le font chez Yelen Musiques, tu peux changer des choses pour des groupes comme nous qui viennent de la rue et des bars, puisque ça nous permet de nous exprimer devant plein de gens maintenant. Il ne faut pas nier que le système on est obligé d'y être et, une fois à l'intérieur, c'est là qu'il faut essayer de le changer.

Mourad : Mais il ne faut pas rentrer dans le cadre, faut toujours rester cigale dans la fourmilière !

# Posté le samedi 08 janvier 2005 13:49

Modifié le dimanche 09 janvier 2005 04:19

.....INterVIew SuiTE 2.....

.....INterVIew SuiTE 2.....
Florent, au cours d'une conversation au sujet des manifestations notamment celles qui ont suivi les élections présidentielles, tu m'as dit que tu ne t'y sentais pas vraiment à ta place. Alors n'avez-vous pas eu l'impression d'abandonner la rue au moment où elle avait le plus besoin de vous ?

Olivier : Pas du tout.

Florent : Par rapport à ça, si tu veux, j'aurais pu y aller. J'ai déjà été manifester et je n'ai pas aimé le sentiment que j'avais à ce moment là. Je ne juge absolument pas les manifestations, je pense qu'elle sont importantes et nécessaires. C'est juste que la foule, et tout ça, c'est pas mon truc. Un petit comité restreint peut aussi faire avancer les choses, autrement. Je comprends les gens qui descendent dans la rue parce que c'est leur seul moyen de dire, à un moment donné, des choses. C'est pas l'unique moyen, mais un des seuls pour vraiment se faire entendre. Nous, on en a trouvé un autre, donc c'est celui-là que j'utilise. Peut-être que si je ne faisais pas de scène, je serais descendu dans la rue.

Olivier : De toute façon, un engagement politique, pour moi, c'est pas au nom du groupe, c'est personnel. Donc, si j'ai envie d'aller faire une manifestation, j'irai en tant qu'Olivier, avec ma carte d'identité dans la poche au cas où je me ferais arrêter. Je n'irai pas au nom de La Rue Ketanou. La Rue Ketanou ne s'engage pas politiquement. Et dans nos textes, la rue, on ne se l'approprie pas, on l'agrandit. C'est juste la faire vivre pour qu'il y ait plus d'animations.

Mourad : Il y a eu le 21 avril... et maintenant, ils sont où les gens dans la rue ? Ils font quoi ? Qu'est-ce qu'il se passe ? Je pense qu'ici, il y a plein de gens qui sont là, qui font un festival, eux, ils manifestent quelque part, ils s'engagent déjà. C'est pas une journée, c'est pas une semaine, c'est tout le temps qu'il faut être là.

Vous jouez dans les prisons...

Olivier : Ça, c'est à la suite du théâtre du Fil. On faisait des animations en prison par l'intermédiaire du théâtre du Fil. Du coup, avec La Rue Ketanou, on nous a proposé de faire des concerts en prison. Ce sont les même concerts que l'on fait d'habitude, mais c'est dans une prison. Les gars sont là, écoutent les chansons, applaudissent ou n'applaudissent pas... après, on reste un moment ensemble. C'est juste apporter la musique là où elle ne peut pas être entendue.

Mourad : Tout à l'heure tu nous parlais des manifestations, c'est aussi un moyen de manifester et, d'une autre manière, de s'engager. Notre travail en prison c'est, pour tous, un truc qui nous tient à c½ur. Il y a très peu de groupes qui peuvent rentrer en prison, parce qu';il y a trop de matériel ou à cause de leur casier judiciaire. Nous, on a la chance de pouvoir passer dans les prisons. Alors, plutôt que d'aller manifester un 21 avril, on préfère aller jouer dans une prison et faire notre concert.

Florent : Attention, depuis qu'on existe, on a du faire trois à quatre concerts en prison (Fresnes, Grenoble...).

Mourad : Oui mais on n'a pas fait que des concerts, on a fait aussi des animations...

# Posté le samedi 08 janvier 2005 14:00

Modifié le dimanche 09 janvier 2005 04:24

pour les joindres....

pour les joindres....
Si vous souhaitez recevoir plus d'infos sur La Rue Ketanou et les autres artistes du label Yelen Musiques, envoyer sur papier libre à :
Yelen Musiques
131 av de Wagram
75017 Paris

les informations suivantes : nom, prénom, date de naissance, téléphone et adresse.

# Posté le jeudi 13 janvier 2005 11:22

pour toi pubLIc...

pour toi pubLIc...
des tits groupes bien sympatique dans le meme esprit que la rue ketanou que j'adoreeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeE

==>et que vous aussi vous aimez non?

# Posté le jeudi 13 janvier 2005 11:28

....tRYoooOOooo....

....tRYoooOOooo....
Comme son nom ne l'indique pas, Tryo est formé de 4 musiciens : un trio de guitaristes-chanteurs (Guizmo, Mali, Manu) et un percussionniste (Daniel). Guizmo et Manu jouaient déjà ensemble pour M'Panada, ils rencontrent Mali et forment Tryo. C'est sur une musique reggae en acoustique sans basse ni batterie que Tryo pose ses textes entièrement en Français.

Un groupe en constante tournée à travers la France, rejoint plus tard par Daniel, c'est sûr Tryo aime le live et ses 2 premiers albums en sont marqués. Le 1er,
" Mamagubida ", sorti en 1998, révèle le groupe, 13 titres sur les 15 sont enregistés en public. 2 ans plus tard, "Faut qu'ils s'activent " vient grossir la discographie de Tryo, suivis de Grain de sable qui est la consécration de leurs talents

On sent que Tryo veut faire réfléchir les gens, les faire s'activer justement... Leurs chansons abordent des thèmes comme l'amitié, le partage, face à l'isolement, l'abrutissement devant la télévision ("J'ai trouvé des amis", "Babylone"). C'est tout le système que Tryo dénonce, avec quelques arrières-goûts de morale ou de cliché parfois, mais leurs paroles sont souvent justes et pleines de poésie. Et comme ils le disent eux-mêmes : "Nos paroles évoluent au fur et à mesure, certaines avec des formes plus directes et d'autres plus naïves. Pour nous, c'est une forme d'échappatoire." ].


==>blog tryo
ici

encore un la

+++++ici++++

un tout nouveau qui vient de sortir^^

# Posté le jeudi 13 janvier 2005 11:34

Modifié le lundi 17 janvier 2005 15:29