Vos textes traduisent essentiellement une réappropriation urbaine : compte tenu de votre démarche libertaire n'est-ce pas aller à son encontre que d'avoir signé un contrat avec Yelen Musiques chez Sony ?
Olivier : Pas du tout, on est en liberté avec Yelen Musiques : on est en liberté artistique.
Florent : On avait la possibilité de continuer les bars et la rue, mais, dans les bars où on jouait beaucoup, par exemple à Paris, à la fin il y avait trop de monde qui venait nous voir... Un bar c'est vite rempli. On a eu envie de proposer autre chose, de pouvoir jouer devant plus de gens. Et notamment à Paris, que la salle puisse être plus grande, et que l'on puisse utiliser des micros pour avoir plus de liberté, comme celle de faire des chansons où l'on puisse, par exemple, écouter les solos de Mourad, ce qu'on n'a jamais pu tellement entendre dans les bars, parce que c'était en acoustique. Et là sur une scène, d'un seul coup tu as une liberté qui est offerte par le son. Et pour avoir tout ça, il faut commencer à employer des gens, comme un sonorisateur. Or avec ce qu'on gagne dans les bars, franchement, à part un sonorisateur bénévole, on trouvait personne...
Olivier : Pour combattre un système qui est installé, à mon avis, faut être à l'intérieur pour pouvoir le changer. Si tu es à l'extérieur, lui, il te jette. Tu pourras faire du bruit où tu veux, tu changeras pas ce système là. Et en étant à l'intérieur de ce système, comme ils le font chez Yelen Musiques, tu peux changer des choses pour des groupes comme nous qui viennent de la rue et des bars, puisque ça nous permet de nous exprimer devant plein de gens maintenant. Il ne faut pas nier que le système on est obligé d'y être et, une fois à l'intérieur, c'est là qu'il faut essayer de le changer.
Mourad : Mais il ne faut pas rentrer dans le cadre, faut toujours rester cigale dans la fourmilière !
Olivier : Pas du tout, on est en liberté avec Yelen Musiques : on est en liberté artistique.
Florent : On avait la possibilité de continuer les bars et la rue, mais, dans les bars où on jouait beaucoup, par exemple à Paris, à la fin il y avait trop de monde qui venait nous voir... Un bar c'est vite rempli. On a eu envie de proposer autre chose, de pouvoir jouer devant plus de gens. Et notamment à Paris, que la salle puisse être plus grande, et que l'on puisse utiliser des micros pour avoir plus de liberté, comme celle de faire des chansons où l'on puisse, par exemple, écouter les solos de Mourad, ce qu'on n'a jamais pu tellement entendre dans les bars, parce que c'était en acoustique. Et là sur une scène, d'un seul coup tu as une liberté qui est offerte par le son. Et pour avoir tout ça, il faut commencer à employer des gens, comme un sonorisateur. Or avec ce qu'on gagne dans les bars, franchement, à part un sonorisateur bénévole, on trouvait personne...
Olivier : Pour combattre un système qui est installé, à mon avis, faut être à l'intérieur pour pouvoir le changer. Si tu es à l'extérieur, lui, il te jette. Tu pourras faire du bruit où tu veux, tu changeras pas ce système là. Et en étant à l'intérieur de ce système, comme ils le font chez Yelen Musiques, tu peux changer des choses pour des groupes comme nous qui viennent de la rue et des bars, puisque ça nous permet de nous exprimer devant plein de gens maintenant. Il ne faut pas nier que le système on est obligé d'y être et, une fois à l'intérieur, c'est là qu'il faut essayer de le changer.
Mourad : Mais il ne faut pas rentrer dans le cadre, faut toujours rester cigale dans la fourmilière !


